#coronavirus #COVID19 Coronavirus : qu'est-ce que le traçage "à la japonaise", ou rétrospectif, pour identifier les cas positifs – Midi Libre

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Une méthode de traçage dite « à la japonaise » pour identifier les personnes positives au Covid-19 permettrait de mieux identifier les clusters et lieux de contamination. 

Et si l’identification des fameux « cas contact » n’était pas la meilleure méthode pour retracer le chemin du Covid-19 dans la chaîne de contamination ? Le système de « traçage classique » privilégié en France depuis plusieurs mois par les « brigades sanitaires » de l’Assurance maladie pourrait peut-être évoluer grâce à une autre méthode.

Comme le rapporte Le Parisien, le traçage « rétrospectif« , très développé dans les pays asiatiques et notamment au Japon, consiste non plus à identifier les « cas contact » d’une personne positive mais trouver de qui la personne positive a été le cas contact. Des études en cours démontrent que cette stratégie pourrait être plus efficace et permettrait d’empêcher une part « significative » des contaminations.

Le Covid-19, virus idéal

Si cette méthode ne peut pas s’appliquer de manière systématique à toutes les épidémies, elle s’avère être particulièrement utile dans le cas du coronavirus SARS-CoV-2. Des études épidémiologiques récentes montrent que plusieurs personnes positives au Covid-19 ne transmettent pas le virus. À l’inverse, entre 15 et 25 % d’entre elles seraient responsables d’environ 80 % des contaminations.

Concrètement si un individu transmet le virus à un autre il est fort probable que ce dernier ne soit pas le seul. Il est donc primordial d’identifier le « contaminateur » au plus vite, ce que propose le traçage « à la japonaise« . Une méthode plébiscitée par Antoine Flahault épidémiologiste et directeur de l’Institut de santé globale à l’Université de Genève.

1/8 – Il y a deux modalités de traçage des contacts:
a) Traçage prospectif, classique, on recherche les contacts du cas;
b) Traçage rétrospectif,”à la japonaise”,on recherche qui a contaminé le cas.
La priorité des priorités c’est de privilégier b) et ne faire a) que si on peut.

— Antoine FLAHAULT (@FLAHAULT) October 12, 2020

Identifier les lieux de contamination

La méthode « à la japonaise » offrirait une cartographie plus précise des lieux où l’on se contamine. Avec cette technique, « l’identification des événements de transmission est plus importante que l’identification des individus infectés » explique l’épidémiologiste. Les potentiels « clusters » et lieux de forte propagation du virus (restaurants, transports, soirées…) seraient alors vite identifiés.

Le Parisien rappelle ainsi les propos tenus par Yasutoshi Nishimura, ministre d’État japonais en charge de la réponse au Covid-19, dans une tribune parue le 7 juillet 2020 dans le Wall Street Journal : « En cartographiant les interactions du malade avant qu’il soit infecté et en les recoupant avec celles d’autres patients contaminées, les personnes en charge du traçage peuvent identifier les sources d’infection communes – les personnes et les lieux qui sont à l’origine du cluster. »

En France, cette méthode serait d’autant plus intéressante que Santé Publique France a du mal à identifier les foyers de contamination, qui représentent aujourd’hui environ 10 % des cas positifs recensés comment vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous.

@lemondefr

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