#coronavirus #COVID19 Coronavirus : un bar de Bayonne installe deux cabines de décontamination – France Bleu

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De drôles d’engins non-identifiés ont fait leur apparition, cet été, dans le Petit Bayonne. L’Estafette et le Jean Bart, deux établissements qui sont reliés l’un à l’autre, ont décidé d’investir. A chaque entrée, les gérants ont installé un portique de décontamination.

Il s’agit d’un grand portail futuriste avec des néons verts sur le côté. Une caméra thermique prend la température de chaque client et vérifie aussi qu’ils portent tous un masque. Si tout est conforme, un vigile, spécialement formé pour faire fonctionner la machine, permet aux personnes d’entrer dans le sas. 

Pendant quelques secondes, un produit décontaminant est alors pulvérisé. Il s’agit d’un équivalent du sérum hydroalcoolique, mais en spray, qui a d’ailleurs été difficile à mettre au point car, comme l’explique Matthieu Rigaud, le médecin bayonnais à l’origine de cet engin, il n’existait pas un tel produit auparavant. « La seule substance dont j’avais connaissance qui pouvait être pulvérisée et qui désinfectait, c’est l’eau de javel et c’est bien plus irritant », s’amuse-t-il.

Un produit efficace pendant deux heures

Dès le mois d’avril, il passe « toutes les heures de temps libre » à élaborer ce produit et à réfléchir à ce projet. Après plusieurs mois de travail, il finit par trouver le bon dosage, qui est aujourd’hui validé par l’Anses, l’agence de sécurité sanitaire, y compris pour les femmes enceintes et les enfants de moins de trois ans.

99,9% des bactéries et des virus sont éliminés, avec en plus une protection de deux heures. – Matthieu Rigaud, le médecin bayonnais qui a conçu ces machines

« C’est fiable », assure le médecin, « on est à 99,9% de bactéries et de virus éliminés, avec en plus une protection de deux heures, ce qu’on n’imaginait pas au départ du projet », ajoute-t-il. « Cela a été validé par des tests, réalisés pendant six mois par des laboratoires indépendants. » Ce produit est donc efficace contre la Covid-19, mais aussi la grippe ou un simple rhume.

Un investissement sur le long terme

En revanche, l’investissement est conséquent. La commercialisation commencera début novembre, et il faudra compter environ 10.000 euros pour une machine. Mais il s’agit d’un investissement sur le long terme pour Nicolas Miquel, l’un des gérants du Jean Bart. « J’ai bien peur qu’aujourd’hui la Covid-19 ne s’arrête pas au mois de décembre, donc effectivement cela sera rentable à long terme, dans le sens où nos établissements pourront rester ouverts le plus longtemps possible. »

Un concept qui commence même à convaincre nos dirigeants politiques, puisque la mairie de Bayonne et l’agglomération du Pays basque sont séduits. Le maire de la ville et président de la communauté d’agglo, Jean-René Etchegaray ne cache pas son intérêt, avec la possibilité d’installer ces cabines à l’entrée des bâtiments publics, devant chaque EHPAD ou au stade Jean Dauger par exemple.



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