#coronavirus #COVID19 Ploufragan : une équipe de l'Anses planche sur le(s) coronavirus – actu.fr

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L’Anses (agence nationale de sécurité sanitaire et de l’alimentation) réalise jusqu’à 360 analyses par jour.
L’Anses (agence nationale de sécurité sanitaire et de l’alimentation) réalise jusqu’à 360 analyses par jour. (©DR)

L’Anses (agence nationale de sécurité sanitaire et de l’alimentation), dont un des laboratoires est situé à Ploufragan (Côtes-d’Armor), près de Saint-Brieuc, se mobilise face au coronavirus. Et apporte sa pierre à l’édifice d’un futur vaccin.

Des recherches depuis plus de 30 ans

Béatrice Grasland dirige l’unité « virologie, immunologie, parasitologie aviaires et cunicoles » au laboratoire de Ploufragan. Elle est responsable de l’équipe influenza aviaire, mieux connue sous le nom de grippe aviaire, et maladie de Newcastle. Elle a travaillé précédemment sur les circovirus et coronavirus du porc.

« On travaille sur le bien-être et la qualité des aliments, ainsi que sur tous les virus qui affectent les volailles, oiseaux, lapins… Les coronavirus aviaires ne sont pas inconnus pour nous, il en existe beaucoup. Depuis plus de 30 ans, de nombreuses recherches ont été effectuées sur les coronavirus aviaires et porcins. »

Béatrice Grasland

Au cours des 20 dernières années, trois cas de transmission à l’homme ont été observés. À chaque fois, comme dans le cas du Covid-19, une espèce de chauve-souris l’aurait transmis à un hôte intermédiaire avant de le propager à l’homme.

En 2012, au Moyen Orient, c’était un dromadaire. Dans le cas actuel, on a beaucoup entendu parler de l’hypothèse du pangolin mais « pour le moment nous n’avons pas trouvé l’intermédiaire qui a permis le transfert vers l’homme », assure Béatrice Grasland.

Le pangolin est-il vraiment coupable ?

Son équipe travaille précisément sur cette question de la transmission de l’animal à l’humain.

« Depuis mars, il y a eu plusieurs avis pour répondre à cette question. On a participé à l’évaluation en tant qu’experts. On sait actuellement qu’il existe plusieurs espèces animales qui sont sensibles. »

Béatrice Grasland

Un autre axe de recherche, et pas le moindre, consiste à diagnostiquer les virus. « Nos deux unités de virologie renforcent les capacités du centre hospitalier Yves Le Foll et le laboratoire Labocéa pour réaliser jusqu’à 360 analyses par jour. Nous avons plusieurs projets de recherche en tant que partenaire, notamment évaluer la durée de vie du virus dans l’environnement. »

En attendant un vaccin…

De toute évidence, on n’a encore rien trouvé de mieux que le confinement et l’application des gestes barrières pour diminuer la transmission du virus, « des leviers faciles et rapides à mettre en œuvre ».

D’autant plus nécessaires que la transmission de la Covid-19, aussi appelée « sars-coV2 » par les scientifiques, semble être favorisée par le froid et l’humidité, autrement dit augmenterait en hiver, ce qui expliquerait la virulence de la deuxième vague en France et en Europe.

Comme des milliers de chercheurs de par le monde, Béatrice Graslan et son équipe contribuent à leur échelle à la recherche d’un vaccin.

« Le vaccin limitera la transmission mais n’arrêtera pas l’excrétion des virus sauvages », prévient-elle. Autrement dit, la recherche a encore de beaux jours devant elle…



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