#coronavirus #COVID19 Coronavirus: La France a enregistré un nouveau record de contaminations en 24h avec 42.032 tests positifs – Le Blog Coronavirus-fr.com

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18h56: La France a enregistré un nouveau record de contaminations en 24h avec 42.032 tests positifs. A noter que la France passe la barre symbolique du million de tests positifs depuis le début de l’épidémie avec précisément 1.041.075, selon les chiffres dévoilés par le ministère de la Santé.

18h16: Le Président de la République Emmanuel Macron s’exprime depuis le centre hospitalier de Pontoise

« On voit une accélération extrêmement forte » de l’épidémie de coronavirus

« En milieu de semaine prochaine, nous aurons une vision très claire de l’impact des mesures que nous avons prises. Nous aurons des décisions à prendre dans les prochaines semaines pour ajuster les choses », a déclaré le chef de l’Etat en précisant « les mesures annoncées la semaine dernière demeurent extrêmement importantes ».

« Je veux ici aujourd’hui remercier l’ensemble des personnels soignants, mais aussi l’ensemble des personnels administratifs, techniques »

« Il faut que vous nous aidiez à protéger l’ensemble de nos soignants, pour vous protéger vous-mêmes », « Il nous faut faire corps avec l’ensemble des personnels soignants »

« Je veux redire notre détermination à transformer en profondeur notre système de soin français »

« Au moins jusque début décembre, nous aurons toutes les mesures annoncées par le gouvernement. Elles seront peut-être renforcées », a indiqué Emmanuel Macron en précisant qu’il va falloir vivre avec le virus « jusqu’à l’été prochain ». Il est « trop tôt pour dire si l’on va vers des reconfinements locaux ou plus larges »

17h14: Le point sur la situation cet après-midi

Les records de contaminations quotidiennes au coronavirus tombent les uns après les autres en Europe où les gouvernements durcissent les restrictions, étendent le couvre-feu comme en France ou reconfinent leurs populations comme au Pays de Galles vendredi.

Sur l’ensemble du continent, le nombre de cas dépasse les 8,2 millions et plus de 258.000 personnes sont mortes du Covid-19. Le Royaume-Uni et tous les pays de l’UE, à l’exception de la Finlande, Chypre, l’Estonie et la Grèce, suscitent une «grave inquiétude», a annoncé vendredi le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies.

La situation est particulièrement grave en France, où plus de 41.600 nouveaux cas ont été diagnostiqués en 24 heures, un nouveau record. Face à cette flambée, le gouvernement a étendu le couvre-feu nocturne (21H00 à 06H00), qui concernera à partir de vendredi minuit 46 millions de personnes à Paris et dans les principales villes, soit les deux tiers de la population, pour six semaines.

Les autorités sanitaires craignent désormais une deuxième vague «pire que la première» et ont dit envisager des reconfinements locaux, en essayant d’éviter un reconfinement général.

Mais déjà dans plusieurs pays, médecins et infirmières voient avec angoisse s’approcher cette deuxième vague.

«Mercredi, on a quasiment atteint le nombre de cas maximum de la première vague», constate Christelle Meuris, infectiologue à l’hôpital de Liège en Belgique. Mais à l’époque, différence notable, les Belges étaient confinés depuis plus de trois semaines.

«On a peur que les dernières mesures soient insuffisantes pour aplatir la courbe. On voit un tsunami qui arrive», s’alarme le médecin à la tête d’une unité qui accueille 18 malades du virus pour 26 lits.

Dans cet hôpital, le manque de bras force des soignants à travailler en étant positifs au Covid-19. «J’ai averti mon supérieur. Il m’a dit +On ne peut pas te remplacer, il va falloir venir+», raconte Thomas, un infirmier de 33 ans.

Au Portugal, où l’épidémie affiche des chiffres galopants, les hôpitaux se mettent aussi en ordre de bataille.

Au sixième étage de l’hôpital de Porto, réservé aux cas les plus critiques, les infirmières cachées sous leurs masques, lunettes, blouses et charlottes s’affairent dans le calme autour de malades dévêtus, reliés par câbles et tuyaux à une série d’appareils et d’écrans clignotants.

«Nous sommes fatigués, et cela se voit dans nos équipes, mais nous sommes prêts pour cette nouvelle bataille», confie l’infirmière en chef Patricia Cardoso.

Au Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d’Europe (plus de 44.000 morts), le Pays de Galles (plus de trois millions d’habitants) se reconfine à partir de 18H00 vendredi jusqu’au 9 novembre. Les commerces non essentiels seront fermés.

16h12: Emmanuel Macron est revenu prendre le pouls de l’hôpital vendredi en allant rencontrer les équipes du centre hospitalier René-Dubos de Pontoise (Val-d’Oise), au lendemain de l’annonce d’une extension des couvre-feux pour freiner la deuxième vague du Covid-19.

Le chef de l’Etat est arrivé vers 16h30 et devait échanger pendant une heure avec des chefs de service de ce gros établissement dont déjà 10 des 25 lits de réanimation sont occupés par des malades du Covid. Etaient également présents le directeur de l’Agence régionale de Santé d’Ile-de-France, Aurélien Rousseau, et la directrice médicale du Samu du Val d’Oise, Agnès Ricard-Hitbon.

Jeudi, 41.622 nouveaux cas de Covid-19 ont été dépistés en France, 15.000 de plus que la veille, un record depuis le lancement de tests à grande échelle.

L’afflux de malades du coronavirus dans les hôpitaux depuis la rentrée ravive les craintes de soignants déjà durement éprouvés au printemps lors de la première vague épidémique. De nombreux établissements ont commencé à déprogrammer une partie de leurs interventions chirurgicales pour faire face.

Au CHU de Pontoise, la situation est encore « gérable », estime Edouard Devaud, chef de service d’infectiologie et directeur médical de crise de l’établissement.

« Cette phase rebond est différente, plus progressive mais cela s’accélère au niveau national de manière inquiétante », a expliqué l’infectiologue avant de rencontrer le chef de l’Etat.

« On ne peut pas, comme en mars, de nouveau différer les soins pour les gens qui ont d’autres pathologies. Il faut mener de front cette phase de rebond de l’épidémie, les pathologies chroniques et le courant », a-t-il souligné.

15h42: Les patients souffrant du Covid-19 ont été transférés des hôpitaux de Roubaix et Tourcoing, deux villes confrontées à une envolée du nombre de cas, vers d’autres établissements de la région, a indiqué vendredi le CHU de Lille. Huit patients hospitalisés dans des services Covid ont été transférés dans la nuit de jeudi à vendredi vers le CHU de Lille et des établissements de Boulogne-sur-Mer, Montreuil-sur-Mer et Amiens, a détaillé lors d’une visioconférence de presse le Dr Julien Poissy, du pôle réanimation du CHU de Lille.

Pour jeudi et vendredi, l’hôpital de Roubaix a pour sa part indiqué avoir transféré une vingtaine de patients vers d’autres établissements, pour se donner « le temps de créer un nouveau volant de lits de médecine Covid à l’approche du week-end ».

Alors que le plan blanc a été déclenché jeudi pour l’ensemble de la métropole lilloise, la situation est particulièrement critique à Roubaix et Tourcoing, deux villes à forts taux de pauvreté et densité de population. « Ces deux hôpitaux font face depuis une dizaine de jours à un afflux très important de patients » a souligné vendredi le directeur général du CHU de Lille, Frédéric Boiron, précisant que son établissement étudiait la possibilité d’accueillir directement des patients de ce territoire où la situation est « compliquée ».

Comme l’avait fait mercredi l’hôpital de Tourcoing, celui de Roubaix a également interdit à compter de vendredi les visites dans tous ses services, à l’exception de la maternité, la chirurgie pédiatrique et la pédiatrie. Roubaix et Tourcoing sont confrontées à des taux d’incidence (nombre de nouveaux cas sur sept jours pour 100.000 habitants) respectifs de 1.135 et 953, contre 251 sur l’ensemble du territoire national.

14h32: L’évolution de l’épidémie de Covid-19 suscite désormais une « grave inquiétude » dans 23 pays de l’Union européenne, ainsi qu’au Royaume-Uni, a annoncé vendredi l’agence sanitaire européenne chargée des maladies, appelant à « l’action immédiate ».

Tous les pays de l’Union européenne à l’exception de la Finlande, Chypre, l’Estonie et la Grèce entrent désormais dans cette catégorie, contre sept il y a un mois, selon la dernière évaluation des risques du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).

La nouvelle progression de l’épidémie au sein des pays européens « pose un problème majeur de santé publique, avec la plupart des pays ayant une situation épidémiologique très inquiétante », a commenté la patronne du centre basé à Stockholm, Andrea Ammon, dans un communiqué de l’ECDC.

« L’impact en termes de pression sur les services de santé et la mortalité devient de plus en plus évident. Avec des hauts niveaux de transmission, la protection des individus vulnérables devient plus difficile et il est inévitable que davantage d’entre eux ne contractent des formes graves », poursuit la responsable européenne.

Depuis le mois d’août, le taux de tests positifs augmente régulièrement à travers l’Union européenne, signe que la contamination augmente et ne peut pas s’expliquer par le nombre accrus de tests, souligne l’agence européenne, qui recouvre les pays de l’UE et de l’Espace économique européen.

« Une forte action de santé publique est nécessaire pour inverser le risque imminent de voir les systèmes de santé être débordés et s’avérer incapables de donner des soins de qualité », s’alarme Mme Ammon.

Frappée de plein fouet par une deuxième vague, l’Europe est le nouvel épicentre de la pandémie, avec le retour de confinements et de couvre-feux dans plusieurs pays.

Fin septembre, l’évaluation de l’ECDC plaçait sept pays de l’UE dans une situation de « grave inquiétude », mais la plupart des autres pays de l’Union étaient déjà sur le point d’entrer dans cette catégorie.

13h40: Les autorités régionales de Madrid ont annoncé vendredi l’interdiction à partir de samedi des réunions entre minuit et 06H00 du matin, alors que plusieurs régions espagnoles souhaitent imposer le couvre-feu pour freiner la pandémie de Covid-19. Par ailleurs, le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, doit faire une déclaration à 13H00 locales (11H00 GMT) sur ce sujet des mesures contre le Covid-19, ont annoncé ses services.

L’objectif de la région autonome de Madrid est d’imposer une « réduction drastique de l’activité sociale », a déclaré le responsable de la santé au sein du gouvernement régional de Madrid, Enrique Ruiz Escudero. Bars et restaurants devront fermer à minuit et n’auront plus le droit d’accepter de clients après 23H00.

12h54: «On est collectivement sur la ligne de crête», a insisté Etienne Gayat, médecin anesthésiste et directeur médical de crise à l’hôpital Lariboisière, sur LCI.

Pour freiner la circulation du virus et éviter «la saturation du système de santé», «il faut qu’on joue collectif», a-t-il rappelé.

Au total, 54 départements et 46 millions d’habitants, en plus de la Polynésie, sont désormais soumis à un couvre-feu nocturne qui entrera en vigueur dans la nuit de vendredi à samedi à minuit. Il s’appliquera de 21H00 à 06H00 et donnera lieu à des amendes en cas de non-respect.

Ces mesures vont peser sur l’économie, a averti vendredi sur Europe 1 le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, avec la possibilité «d’avoir un chiffre de croissance négatif» au quatrième trimestre.

Pour tenter d’amortir les conséquences économiques, les mesures de soutien seront étendues à tous les départements concernés, pour «un coût global d’un peu plus de 2 milliards d’euros», a-t-il indiqué.

Les acteurs du spectacle vivant et du cinéma, particulièrement touchés par le couvre-feu, ont appris jeudi qu’ils recevraient respectivement 85 millions et 30 millions d’euros d’aides supplémentaires pour traverser la crise sanitaire.

11h13: Le préfet du Calvados Philippe Court a présenté ce matin les mesures prises pour trois semaines, annonce Ouest-France. Outre le couvre-feu de 21 h à 6 h, les bars seront fermés, et le resteront même en journée.

10h55: Emmanuel Macron se rendra vendredi après-midi au centre hospitalier René-Dubos de Pontoise (Val-d’Oise) pour «échanger avec les équipes», a indiqué l’Elysée au lendemain de l’annonce d’un élargissement du couvre-feu face à une deuxième vague de l’épidémie de Covid-19.
Le chef de l’Etat rencontrera à 16H00 «des représentants du milieu hospitalier» avant de s’exprimer devant la presse, selon le déroulé de cette visite.

09h29: Le point sur la situation ce matin

Avec l’instauration de couvre-feux dans certaines régions françaises et italiennes, les reconfinements du Pays de Galles et de villes portugaises, l’Europe se referme encore un peu plus vendredi face à la deuxième vague du Covid-19.

Les chiffres ne cessent d’augmenter en France, où plus de 41.600 cas ont été diagnostiqués en 24 heures, soit 15.000 de plus que la veille et un nouveau record. Face à cette explosion de cas, le gouvernement a étendu jeudi le couvre-feu nocturne (21H00 à 06H00), qui concernera à partir de minuit vendredi soir 46 millions de personnes à Paris et dans les principales villes, soit les deux tiers de la population, pour six semaines.

«Les semaines qui viennent seront dures et nos services hospitaliers vont être mis à rude épreuve», a prévenu le Premier ministre Jean Castex, attendant un mois de novembre «éprouvant» et un nombre de morts qui va «continuer d’augmenter».

Jusqu’à présent, le couvre-feu concernait 20 millions de Français, surtout dans les grandes villes dont Paris et sa région.

La France approche le million de personnes de contaminées (999.043) et le taux de positivité ne cesse de grimper à 14,3% contre 13,7% la veille, et seulement 4,5% début septembre.

En Italie, la région de Lazio, où se situe Rome, devient la troisième du pays à instaurer un couvre-feu, à partir de vendredi soir (23H00 à 05H00) pour une durée de 30 jours. Une mesure similaire est introduite dans la région de Naples, la Campanie, vendredi.

Ces deux territoires rejoignent ainsi la Lombardie, déjà très touchée au printemps, où un couvre-feu du même type est déjà en vigueur depuis jeudi.

La Campanie est également l’une des régions les plus touchées d’Italie, mais avec un système sanitaire moins efficace que celui de la Lombardie, elle se trouve dans une position plus difficile.

Le Pays de Galles a lui fait le choix d’un confinement d’une durée de deux semaines à compter de vendredi, mesure la plus dure instaurée dans le pays depuis la première vague de Covid-19 du printemps.

A partir de 18H00 (17H00 GMT), il sera demandé aux plus de trois millions d’habitants de la province britannique de «rester à la maison», a expliqué le Premier ministre gallois Mark Drakeford, ajoutant que la durée de ce «pare-feu» est la plus courte qui puisse être introduite pour être efficace.

Les commerces non-essentiels devront fermer, conduisant à une situation comparable au confinement instauré au Royaume-Uni à partir du 23 mars au moment de la première vague.

Dans le reste du Royaume-Uni, des restrictions locales de confinement entrent aussi en vigueur vendredi, avec la région de Manchester qui bascule au niveau d’alerte «très élevé», dernier échelon du système à trois niveaux britanniques, impliquant la fermeture des bars et pubs ne servant pas à manger et l’interdiction pour différents foyers de se rencontrer, à de rares exceptions.

Le parfum de confinement du printemps flotte également sur le Portugal, où trois municipalités du nord du pays, soit 150.000 habitants, se reconfinent vendredi.

Dans ces villes, dont Paços de Ferreira, ils ne pourront quitter leur domicile que pour aller travailler, se rendre à l’école, faire des courses ou s’acheter des médicaments. Le télétravail, s’il est possible, deviendra obligatoire et les commerces devront fermer à 22H00.

Dans le même temps, le parlement portugais votera le caractère obligatoire du port du masque dans la rue.

– Aggravation en Europe de l’Est –

Les deux principales villes de Grèce, Athènes et Thessalonique, seront elles aussi soumises à un couvre-feu nocturne à partir de samedi.

Des mesures dont un avant-goût était visible en Irlande jeudi, pour le premier jour d’un reconfinement qui durera six semaines, durant lesquelles les commerces non essentiels resteront portes closes, mais les écoles ouvertes.

La situation s’aggrave aussi en Europe de l’Est puisque depuis jeudi soir, la République tchèque, où la situation est la pire d’Europe concernant le nombre de nouveaux cas et de décès pour 100.000 habitants sur les deux dernières semaines, un confinement partiel est en vigueur, jusqu’au 3 novembre.

Chez le voisin slovaque, face à la reprise de l’épidémie, le Premier ministre a annoncé jeudi la mise en place d’un couvre-feu partiel de 01H00 à 05H00 à partir de samedi. En journée, les déplacements seront restreints à certains cas particuliers.

A partir de samedi en Slovénie, les centres commerciaux, restaurants et hôtels notamment seront fermés et seul un tiers des transports en commun fonctionnera.

06h45: « La situation est grave »: Jean Castex a annoncé hier l’extension du couvre-feu à 38 nouveaux départements, ainsi qu’à la Polynésie, concernant un total de 46 millions de personnes, pour faire face à une circulation du virus « extrêmement élevée » sur tout le territoire français. Le Premier ministre a également averti que si l’épidémie de Covid-19 n’était pas jugulée, le gouvernement devra « envisager des mesures beaucoup plus dures », alors que plusieurs pays viennent de décider des reconfinements face à la deuxième vague.

Au total, 54 départements sont désormais soumis à un couvre-feu nocturne qui, pour les nouveaux territoires, entrera en vigueur à partir de vendredi minuit, a précisé M. Castex lors d’une conférence de presse, en indiquant que les mesures de soutien à l’économie seront étendues à tous les départements concernés.

Le couvre-feu « s’appliquera de 21H00 à 6H00 sur l’ensemble du territoire des départements concernés et, normalement, pour une durée de six semaines », a poursuivi le Premier ministre, en décrivant des règles qui « seront les mêmes que pour les métropoles déjà placées en couvre-feu depuis samedi dernier », en l’espèce l’Île-de-France, Lille, Lyon, Marseille, Rouen, Grenoble, Saint-Etienne, Montpellier et Toulouse. « Le mois de novembre sera éprouvant » et « le nombre de morts va continuer d’augmenter », a-t-il insisté.

Au niveau national, le nombre de personnes atteintes du Covid s’établit sur les sept derniers jours à 251 pour 100.000 personnes, « c’est-à-dire une progression de 40 % en une semaine », a-t-il rappelé, en annonçant un taux de reproduction du virus autour de 1,35, « ce qui concrètement signifie un doublement du nombre de cas en 15 jours ».

Mercredi, 26.676 nouveaux cas de Covid-19 ont été dépistés en 24 heures, contre un peu plus de 20.000 la veille. Le taux d’incidence, est notamment en hausse à Clermont-Ferrand (322), Tours (237) ou Nantes (194).

Dans l’Eurométropole de Strasbourg, où il frôle désormais le seuil d’alerte maximale, le taux d’incidence « double chaque semaine », constate l’Agence régionale de santé du Grand Est, conduisant la mairie de la capitale alsacienne à renoncer à son marché de Noël traditionnel. Seules des animations seront maintenues, ainsi que le grand sapin sur la place Kléber.

« Il est trop tôt à ce stade pour mesurer les effets du couvre-feu, c’est la semaine prochaine que nous verrons s’il commence à réduire suffisamment la circulation virale », a encore prévenu Jean Castex, indiquant que les forces de l’ordre avaient effectué depuis samedi dernier 32.033 contrôles et prononcé 4.777 verbalisations pour non respect du couvre-feu.

Lors de cette conférence de presse, la nouvelle version de l’application de « traçage » du virus, rebaptisée « Tous anti-Covid » a par ailleurs été présentée par le secrétaire d’Etat chargé du Numérique, Cédric O. « Je l’ai téléchargée », a assuré le Premier ministre, qui avait été pris en défaut il y a quelques semaines lorsqu’il avait reconnu ne pas avoir installé sur son téléphone la première version, « Stop Covid », qui n’avait par ailleurs pas fait preuve de son efficacité.

« Ses premières fonctionnalités seront enrichies toutes les deux semaines », a affirmé Cédric O, notamment avec l’intégration de l’attestation de sortie ou les registres d’enregistrement des restaurants. Présente à la conférence de presse, la ministre de la Culture Roselyne Bachelot a annoncé que les acteurs du spectacle vivant et du cinéma allaient recevoir respectivement 85 millions et 30 millions d’euros d’aides supplémentaires pour traverser la crise sanitaire.

Interrogé jeudi sur la possibilité d’avancer le couvre-feu à 19H00 dans certaines villes, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a déclaré que « tout est toujours regardé par principe », en rappelant que « toutes les mesures » prises par le gouvernement « visent à empêcher un reconfinement », aux conséquences catastrophiques sur le plan socio-économique.

Alors que le Conseil scientifique a déjà prévenu que « les mois d’hiver seront difficiles », l’exécutif a adopté en Conseil des ministres un projet de loi pour prolonger l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 16 février 2021 inclus.

Nécessitant un vote au parlement, il sera examiné dès ce week-end à l’Assemblée. L’exécutif entend aussi pouvoir appliquer des mesures de restrictions de circulation, de rassemblements ou d’ouvertures des établissements au moins jusqu’au 1er avril 2021, sur tout ou partie du territoire et en fonction de la situation épidémique, selon le même texte.



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